Espagne

Voyage retour en Bretagne (news du 8 mai)

Nous avons quitté La Palma dans la nuit du 1er avril... non, ce n'est pas un poisson d'avril !... Après 3 jours et demi de mer et de vents contraires nous avons atteint la marine de Funchal à Madère le 4 avril en fin d'après-midi. Nous y passons quelques jours pour remédier à quelques soucis techniques, notamment pour étanchéifier la baille de mouillage et éviter d'avoir des entrées d'eau dans le bateau !

Nous quittons Funchal le 9 avril, d'abord pour aller mouiller à la pointe Est de l'île. Ensuite nous passons 3 jours à Porto Santo en attendant les conditions favorables pour reprendre la mer.

Le 13 avril nous quittons Porto Santo pour la plus grande traversée du voyage : les vents sont favorables pour remonter jusqu'en Galice, 8 jours de mer environ. Cette traversée  s'est déroulée sans incident majeur et sans gros temps, même si les vents de sud ont malheureusement tourné au Nord-Est dès le 4ème jour de mer, nous obligeant à mettre le moteur en appui des voiles. Ensuite la pluie est venue ce qui rend le voyage moins agréable. Nous sommes arrivés à Baiona le soir du 19 avril avec un coucher de soleil splendide.

Après quelques jours de repos mais aussi de réparation du bateau, nous entamons la remontée de la côte de Galice vers Corona : cette côte s'appelle "Costa de la Muerte" et nous avons galéré pour passer les caps successifs avec le vent dans le nez, des vagues hachées et de forts courant.. Il nous a fallu 3 étapes successives : peu de milles parcourus mais beaucoup d'heures de moteur ! Le premier jour notre pilote qui avait pris l'eau a refusé de fonctionner. Nous étions résignés à rentrer en Bretagne sans son aide précieuse... mais, oh miracle, après une journée de soleil, il est "tombé en marche" ! Nous l'avons chouchouté et enveloppé dans de la cellophane en espérant qu'il tienne jusqu'en Bretagne !...

Nous attendons à Corona une fenêtre météo favorable pour traverser le Golfe de Gascogne : top départ le 29 avril. Des anticyclones doivent nous assurer des vents s'annoncent pas trop défavorable mais surtout un relatif beau temps. De fait la traversée est relativement tranquille, passée la première journée où nous galérons pour nous éloigner de la côte avec le vent et les courants de face. La dernière nuit nous réserve une nouvelle mauvaise surprise (ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu d'évènements extraordinaire à raconter...). Vers une heure du matin le moteur cale brusquement : un immense chalut est pris dans notre hélice et le bateau n'est plus dirigeable. Nous dérivons tranquillement cap Nord-Ouest jusqu'au lever du jour. Là, Thierry découpe le filet au ras de la poupe et le remonte sur notre bord. Il reste la partie prise dans l'hélice et le safran : Thierry plonge avec sa bouteille et nous dégage heureusement assez rapidement. Le moteur repart : ouf !!! Cet intermède nous retarde un peu mais nous accostons à Bénodet après 4 jours de mer le 2 mai aux premières lueurs du jour.

Voilà, la saison 2 est terminée ! Nous prenons nos quartiers d'été sur l'Odet. N'hésitez pas à passer nous voir... ou à venir faire une descente de l'Odet en kayak avec notre club les 3 grenouilles

Durant l'été je rédigerai un bilan de cette saison 2, mais pour l'heure notre planning est déjà over-booké : les vacances sont bel et bien terminées pour nous.

Voir dans "Saison 2 aux Canaries", chapitre "Voyage retour" :

 

Canaries, nous voilà enfin !

Nous voilà enfin aux Canaries ! Quelle joie d'avoir réussi cette première étape vers de futurs horizons.

Nous avons quitté Porto le 8 novembre par une belle journée peu venteuse. La météo prévoit une semaine calme avec des vents Nord-Nord/Est qui doivent nous porter doucement jusqu'à Lanzarote, l'île la plus à l'est des Canaries : c'est le moment idéal pour entreprendre cette longue traversée de 830 milles nautiques (1500 km) à vol d'oiseaux (mais à mon avis, les oiseaux eux aussi suivent les vents...). Pour une fois nous n'avons aucune aventure particulière à raconter : tout s'est très bien passé ! Hormis l'irridium qui a une nouvelle fois cessé de fonctionner dès le 2ème jour et la nouvelle éolienne qui a refusé de nous fournir du courant... mais ce ne sont que des petits tracas techniques qui n'ont pas entâché cette belle traversée.

La première semaine a été calme avec même un jour de "pétole" complète. Un jour de petit vent du nord, nous avons pu tester notre spi et même prendre une douche sur le pont. Thierry a pêché un thon. La mer étant calme nous avons pu prendre nos repas sur la table du cockpit. Bref, une navigation relax !

La fin du voyage a été un peu plus mouvementée car le vent s'est levé et une bonne houle s'est formée. Au passage d'un grain au petit matin la mer a pris une couleur rouge sombre exceptionnelle comme nous n'en avions encore jamais vu.

La mer d'une couleur rouge sombre

Nous sommes arrivés à Lanzarote le 18 vers 20H. L'arrivée était superbe avec le soleil couchant sur les montagnes et un ban de dauphins qui nous ont accompagnés un long moment.

Soleil couchant sur Lanzarote

Nous avons fait 865 milles (les voiliers ne sont pas doués pour les lignes droites) en 11 jours. 

Nous sommes maintenant à la marina d'Arecife, capitale de Lanzarote. L'ambiance ici est très spéciale avec tous ces bateaux qui partent pour la transat. Nous avons l'impression d'être enfin dans la cour des grands... l'année prochaine ce sera notre tour de faire le grand saut vers l'ouest.

Vous pouvez lire le récit complet de la traversée Porto - Lanzarote.

 

En route pour les Canaries

Depuis lundi 2 novembre nous sommes à Porto et nous nous apprêtons à partir dimanche 8 pour les Canaries. La météo est bonne et surtout stable depuis quelques jours : nous devrions avoir un petit vent du nord qui nous poussera gentiment jusqu'à Lanzarote, première escale de notre séjour hivernal aux Canaries. Le voyage devrait nous prendre une bonne dizaine de jours : ce sera notre plus longue navigation !

Nous avons passé près de deux semaines à La Corogne pour réparer la bôme et les circuits électriques, mais surtout pour attendre une fenêtre météo favorable pour envisager sereinement le passage du Cap Finisterre assez redouté par les navigateurs. C'était la deuxième difficulté du voyage, la suite devant a priori être plus relax. Nous avons enfin pu quitter La Corogne samedi soir et avons passé le Cap Finisterre dimanche par une très belle journée ensoleillée. Navigation tranquille avec plus de moteur que de voile !

Nous sommes arrivés à Porto en fin d'après-midi lundi 2 novembre... sous la pluie... pluie qui ne nous a pas lâchés jusque vendredi. Notre nouvelle éolienne nous attendait sagement à la capitainerie aussi Thierry a pu finir de remettre le bateau en état pour la grande traversée vers les Canaries.

Nous profitons d'un superbe week-end estival pour faire un peu de tourisme à Porto et faire les derniers préparatifs pour le départ.

Plus de détails sur les nouvelles pages publiées dans "Saison 2 aux Canaries" :

Comme nous étions restés une grande semaine à Porto l'hiver dernier, nous n'avons pas ajouté de page sur cette ville : voir la page "Porto" dans la rubrique "Saison 1 au Portugal". Par contre nous avons ajouté quelques photos à l'album.

 

Une traversée mouvementée

Nous sommes arrivés mercredi matin à la marina de La Corogne en Gallice (Espagne) où nous allons faire une longue escale technique après une traversée mouvementée du Golfe de Gascogne.

Nous avons mis seulement 3 jours pour faire cette traversée avec un bon vent d'Est qui a viré Nord et une forte houle qui a chahuté le bateau et nos estomacs. L'équipage a été perturbé par le mal de mer. Les conditions de navigation étaient assez bonnes et nous avons tracé notre route à vive allure. Tout aurait été pour le mieux dans le monde des marins si le circuit électrique de l'éolienne n'avait pas pris feu au milieu de la nuit et si nous n'avions pas plié la bôme lors d'un empannage intempestif. Mais nous voilà à bon port... avec quelques réparations à faire !

Le récit de cette traversée mouvementée est à lire dans la rubrique "saison 2 aux Canaries", page "Golfe de Gascogne : traversée mouvementée"

Coup de vent sur le rio Guadiana et escale technique à Punta Umbria

News du 4 février

Nous avons passé presque deux semaines dans le rio Guadiana qui marque la frontière entre Portugal et Espagne. L'endroit nous a un peu déçus, probablement à cause d'une vague de mauvais temps qui rend les paysages et les villes moins attrayants. Nous étions décidés à poursuivre notre voyage mais un violent coup de vent en pleine nuit nous a contraints à battre en retraite en remontant une seconde fois le fleuve. Bloqués quelques jours nous avons loué une voiture pour faire du tourisme et pousser jusque Séville qui mérite sa réputation : c'est vraiment une très belle ville et il aurait été dommage de ne pas la visiter.

Samedi 24 janvier nous avons pu enfin poursuivre le voyage... Au moteur une fois de plus faute de vent. Nous sommes depuis lors à la marina de Punta Umbria. Nous avons retrouvé le soleil et une température plus agréable (17°). Nous pensions n'y rester qu'un jour ou deux, le temps de visiter la ville mais l'escale s'est prolongée. L'ordinateur du bord est à réparer et Thierry a entrepris de fabriquer un couvercle inox à la baille de mouillage. Tout cela prend du temps et les jours passent... au moment où nous décidons de repartir le vent se met à souffler et nous repoussons encore notre départ. En principe nous partons cette nuit, à 4 heures du matin, heure de la marée haute qui seule nous permet de quitter les lieux. Direction la baie de Cadix.

La date du retour à Rennes pour moi approche inexorablement... Le 16 février je décolle de Faro... Et laisse Thierry et Youenn poursuivre avec le bateau.

Vous pouvez découvrir notre escale sur le rio Guadiana : bonne lecture, nos ordinateurs nous lâchent les uns après les autres et il m'est difficile de charger les photos sur le site... Ce sera donc sans images pour le moment.