problème bateau

Une traversée mouvementée

Nous sommes arrivés mercredi matin à la marina de La Corogne en Gallice (Espagne) où nous allons faire une longue escale technique après une traversée mouvementée du Golfe de Gascogne.

Nous avons mis seulement 3 jours pour faire cette traversée avec un bon vent d'Est qui a viré Nord et une forte houle qui a chahuté le bateau et nos estomacs. L'équipage a été perturbé par le mal de mer. Les conditions de navigation étaient assez bonnes et nous avons tracé notre route à vive allure. Tout aurait été pour le mieux dans le monde des marins si le circuit électrique de l'éolienne n'avait pas pris feu au milieu de la nuit et si nous n'avions pas plié la bôme lors d'un empannage intempestif. Mais nous voilà à bon port... avec quelques réparations à faire !

Le récit de cette traversée mouvementée est à lire dans la rubrique "saison 2 aux Canaries", page "Golfe de Gascogne : traversée mouvementée"

Un retour mouvementé

Depuis que j'ai quitté le bord à Olhao le 16 février, Thierry et Youenn ont pris la route du retour par petites étapes. Ils ont fait escale à Portimao, Peniche, Cascais, Porto, Sanxexo, La Corogne, Gijon et enfin La Rohelle où ils sont arrivés le 18 mars. Youenn a alors quitté le bord pour aller se consacrer pleinement à son travail scolaire à Rennes, activement soutenu par Marion. Le 28 mars nous avons fait tous les deux la remontée jusqu'aux Sables d'Olonne. Thierry devait ensuite aller jusqu'à La Turballe où je devais le rejoindre à Pâques pour terminer le voyage.

Mais voilà, c'était sans compter avec les imprévus, et un cordage amarré en travers du chenal dans le port de St Gilles Croix de Vie (si, si, ça arrive ?!...) a inopinément interrompu le voyage le 31 mars ! Le cordage s'étant pris dans l'hélice, le bateau est resté immobilisé au milieu du chenal et s'est couché à marée basse. Il a fallu sortir le bateau de l'eau pour vérifier les dégâts. Heureusement la responsabilité du port est totalement engagée et les réparations ne seront pas à notre charge. Mais cela va prendre quelques temps et retarde notre retour à Quimper.

Voir la page "Echouage dans le port de St Gilles Croix de Vie".

Le mât arrière s'enfonce !

Le départ est tout proche. Par sécurité, Thierry demande à Franck (Le Bihan Voiles) de venir vérifier les haubans car l'un d'eux mollit périodiquement. Verdict : le mât arrière s'est enfoncé ! Il est posé sur une poutre qui subit des infiltrations et il semble qu'elle ne supporte plus bien son poids. Franck nous recommande René pour remédier à l'affaire. Il faut démâter et installer une poutre en bois pour consolider le support. Un gros travail de réparation que nous allons faire à Port-la-Forêt. Impensable de partir en l'état : le départ est donc retardé de quelques jours.

Mise en cale sèche mouvementée

Thierry veut ajouter un passe-coque pour mettre en marche la pompe d'eau de mer de l'évier. Fort de notre bonne expérience de mise en cale sèche à Pors Meillou, nous visons les grandes marées de septembre pour renouveler l'opération. Arrivés à marée montante, nous amarrons solidement le bateau au quai, comme la fois précédente. La marée descend et le bateau se pose gentiment sur sa quille. Avant que la cale ne soit complètement à sec, nous partons pour une douche. A notre retour, la nuit tombée, nous apercevons dans les phares de la voiture, les mâts inclinés de notre bateau : il s'est couché pendant notre absence ! Que s'est-il passé ?  Thierry monte à bord pour investiguer les dégâts. Il faut attendre que la marée remonte en espérant que la bateau se redressera ! Notre crainte est que le bateau reste "scotché" dans la vase. La marée haute est à 5 heurs du matin, aussi Cath et Youenn tentent de dormir dans la voiture. 

Thierry va mettre un peu d'ordre dans le bateau : tout est sans dessus dessous ! Les boites de vis ont valsé et des centaines de vis et boulons parsèment le sol (il faudra quelques heures de tri pour tout remettre en ordre). Les paires ont volé. Le gasoil s'est échappé du réservoir au dessus du moteur et une trentaine de litres a coulé sur le sol et dans les cales. Un taquet à l'arrière est arraché, emportant avec lui un petit morceau de pont. Il est probable qu'en lâchant cela a occasionné la chute du bateau.

Thierry frappe une amarre autour des 2 mâts afin de pouvoir tirer le bateau avec le 4x4 s'il ne se redresse pas...

Cela étant fait, il ne reste plus qu'à attendre... Thierry tente de se reposer un peu. A chaque réveil il aperçoit toujours le champignon lumneux du bateau au dessous de l'essuie glace... puis, enfin, la lumière passe au dessus ! C'est gagné : Lambarena se redresse seul porté par l'eau. Ouf !!!!

Nous retrournons bien vite à notre bouée avant la prochaine marée basse !

Reste une grande journée de rangement et de nettoyage... et une réparation à faire sur le pont. La peinture de coque est un peu abimée sur le côté, mais sans gravité.

Quelle erreur avons nous commis ? Avoir laissé le bateau : s'il est tombé d'un coup, notre présence à bord n'aurait peut-être rien changé et nous aurions pu être blessés dans la chute. Thierry pense que son erreur est probablemen d'avoir amarré le bateau pas suffisemment incliné vers le quai.

Encore une grosse émotion : voir son bateau couché dans la vase n'est pas un moment agréable... mais l'affaire se termine pas trop mal.