Escale forcée à Povoa de Varzim

La carte et toutes les photos sont en bas de page.

voir aussi une vidéo prise au coucher du soleil sur la jetée du port : une houle de 5 mètres déferle et éclate sur le brise lames.

Mission accomplie : Lambarena est au RV à Porto

Thierry est arrivé le 7 novembre (2014) à la marina de Povoa de Varzim, à trente kilomètres au nord de Porto. Au moment d'entrer dans le port, le cylindre indiquant sa fermeture vient juste d'être hissé, aussi Thierry ne l'a pas vu, occupé à négocier son entrée au mieux entre deux séries de déferlentes. Il decouvre ensuite, à l'intérieur de la digue, une cardinale ouest qu'il contourne comme il peut.

Ouf, voilà Lambarena amarré sur un ponton : mission accomplie, le bateau a traversé le golfe de Gascogne et il est à l'heure au rendez-vous pour accueillir son équipage !

Lambarena à Povoa de Varzim

Bloqués à la marina

Nous découvrons qu'au Portugal les marinas ferment souvent car une barre de déferlentes rend leur accès dangereux. Mieux vaut ne pas forcer le passage car c'est passible de 800 euros d'amende et d'une confiscation du bateau ! Ca ne rigole pas. Nous sommes arrivés juste à temps, sinon il aurait fallu descendre au sud du Portugal sans escale. Nous sommes contraints de rester là tant que le port est fermé; espérons ne pas moisir ici tout l'hiver !!!

Une marina très inconfortable

La houle rentre dans le port et le bateau roule beaucoup. Inconfortable. Lambarena est solidement amarré de tous côtés mais dès le samedi un taquet du ponton lâche, puis une amarre se rompt (heureusement doublée). la série reprend le jeudi soir avec le chomard arrière qui se coupe en deux et endommage l'amarre qui finit par se rompre. Un parebatage explose à force d'être comprimé sur le catway. Thierry achette de nouvelles amarres mais il est grès en colère de casser ainsi du matériel dans une marina. 

L'entrée du port de Povoa de Varzim

(Au fond, la digue d'entrée du port et la barre de déferlentes)

A part ça l'accueil est agréable... Sauf qu'on nous interdit de pêcher dans le port alors qu'il y a de beaux mulets.

Ici les bateaux sont plutôt des bateaux de voyage comme le nôtre. Nous sommes loin des marinas chics de France. Le tarmac est plein d'épaves qui n'ont pas vu la mer depuis longtemps. Nous y rencontrons quelques bretons de Quimper et de Quimperlé...

 

On s'occupe...

La ville est sans grand intérêt mais nous passons malgré tout nos journées à arpenter les rues en tous sens. La marche à pied nous fait du bien. Thierry profite de cette escale prolongée pour se reposer. Il y a encore des choses à  réparer  ou améliorer... Le repos est toutefois difficile car les nuits sont agitées avec cette houle.

Povoa de Varzim : une station balnéaire moderne

C'est une station balnéaire moderne avec une immense plage, des magasins, des bars et des boites de nuit. Il y a même un casino. A cette saison c'est mort. Heureusement la ville a une activité en dehors du tourisme et l'ancienne ville garde un caractère plus humain avec ses maisons carrelées de toutes les couleurs, ses petits commerces animés, ses restaurants bon marché... 

patisserie à Povoa de Varzim (PR)épicerie à Povoa de Varzim

 

Vila do Condé : sa soeur jumelle

La marina est à la frontière entre Povoa de Varzim et Vila do Condé. Nous suivons la plage sur trois bons kilomètres, admirant les vagues, pour arriver à l'embouchure du rio Ave.

Vila do Condé

L'entrée du rio était protégée par un fort.  

Fort à l'entrée de Vila do Condé

La rivière abritait autrefois des chantiers de construction navale et les vaisseaux partaient de là pour l'amérique et les indes : un an de voyage, on est loin du record battu cette semaine par Loïc Perron lors de la Route du Rhum avec 7 jours et quelques heures.

Nous visitons le musée de la construction navale et son vaisseau amarré dans la rivière.

Vieux vaisseau à Vila do Condé

Avant de rentrer par les rues nous nous reposons sur une terrasse de café et y dégustons une excellente salade de poulpes. 

Samedi matin nous nous rendons à Vila do Condé en bus, sous une pluie battante, pour chercher des tennis au marché. Dans les magasins en ville on ne trouve que des Nike à 100 euros ! Ici c'est 10 euros... Le marché est animé avec ses étals de fruits et légumes mais surtout de vêtements et de chaussures.

marché à Vila do Condé

Où ça se trouve ?

Photos de Povoa de Varzim et Vila do Conde

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Date de dernière mise à jour : 26 Fév 2015