Escale technique à Punta Umbria

Voir la carte et les photos en bas de page.

De Ayamonte à Punta Umbria

Samedi 24 janvier nous quittons enfin le rio Guadiana. Une fois de plus le vent fait défaut et nous voguons vers Punta Umbria au moteur sous un beau soleil. L'arrivée dans le delta du rio Odiel est délicate car les fonds sont insuffisants et il faut impérativement entrer à marée haute. La marina est à l'entrée du rio et nous l'atteignons à la tombée de la nuit. Le courant est violent et nous préférons nous amarrer au grand ponton qui protège la marina. Le gardien nous aide à la manoeuvre mais l'arrière du bateau cogne contre le quai et le support de l'échelle de bain est tout tordu ! La nuit est un peu agitée car les bateaux de pêche passent le long du quai à grande vitesse et font de grosses vagues que le quai ne parvient pas totalement à amortir, malgré un ingénieux système de tubes gonflables sur le ponton. Le bateau est bien secoué et les vagues sur le quai font un bruit infernal.  Le lendemain, à l'étale, nous nous amarrons à un ponton à l'intérieur et retrouvons le calme.

Le ponton à Punta Umbria

Une trop longue escale forcée

Nous ne pensions rester qu'un jour ou deux, juste le temps de visiter la ville, mais il faut réparer l'échelle, ce qui prend la journée du dimanche. Ensuite Thierry tente de réparer l'ordi de bord en installant le disque dur reçu de France. Malgré le soutien par téléphone du gars qui nous a vendu l'ordinateur, il ne parvient pas à établir la connexion wifi. En parallèle il décide de fabriquer une pièce en inox pour couvrir la baille de mouillage et aussi de fabriquer un système d'alarme antivol pour l'annexe. Nous voilà donc partis pour quelques jours de travaux ! L'ordi est finalement confié à un professionnel local et, malgré quelques allers et retours, il est toujours impossible d'avoir la wifi. Nous parvenons à installer le logiciel de navigation mais il nous manque les cartes détail. Bref, la semaine suivante est déjà bien entamée et l'ordinateur ne donne toujours pas satisfaction.
Pour nous consoler de cette escale technique, le vent souffle très fort tout le week-end et Thierry attrape un virus qui le met à plat : de toutes façons nous ne serions pas partis pour Cadix !
Cette longue escale forcée laisse aussi du temps à Youenn pour avancer son dossier inter-disciplinaire à présenter aux épreuves anticipées du bac. Rédiger seul un document de 10 pages sur la pratique sportive par les autistes est vraiment mission impossible et je l'aide de mon mieux.
Les jours passent une nouvelle fois sans naviguer... Mais maintenant les jours me sont comptés et j'ai envie de profiter davantage de mes derniers moments en bateau ! Je prends enfin le temps de lire pendant que Thierry s'affaire... doucement... parce que lui aussi a bien mérité un peu de farniente après des années de labeur intensif.

Découverte de Punta Umbria et de ses environs

3 couples de français vivent à la marina et nous accueillent en nous vantant les avantages du lieu. Nous les invitons à prendre l'apéritif à bord le dimanche soir... Mais aucun ne renverra l'ascenseur... Les bonnes manières se perdent... Youenn grimpe au mât de l'un d'eux pour décoincer une drisse sans obtenir le moindre merci... Bref, après une première impression positive, nous prenons nos distances. Toutefois, Thierry sympathise avec Jérôme, le plus jeune qui partage visiblement sa vision de notre société et de la vie en bateau... mais comme ils ne boivent pas d'alcool ils nous convient à prendre le café.

La ville est coincée entre l'immense plage sur l'Atlantique et le rio qui longe la côte (ci-dessous la plage côté rivière).

Punta Umbria côté rivière

 Elle est assez agréable avec des rues commerçantes animées en soirée. La partie touristique de la ville est désertée à cette saison mais le centre conserve une activité avec la pêche. Une flopée de bateaux pratique la pêche aux coquillages et nous sommes pessimistes pour leur avenir (aux coquillages et aux pêcheurs...) avec toute cette armada !

pêcheurs de coquillage à Punta Umbria

La marina est assez loin du centre ville et nous marchons beaucoup pour faire les courses. Cette fois, nous ne découvrons pas de bar sympa où prendre un verre en soirée...

La marina est a l'extrémité d'un delta. Sur l'autre rive c'est un grand pôle industriel avec une raffinerie (superbe la nuit), une usine électrique, un site historique avec un monastère et le musée Christophe Colomb, et plus en amont la ville de Huelva.

la raffinerie de Huelva

Nous nous rendons à Huelva en annexe en une petite demie heure et cela nous permet de découvrir le delta qui reste très sauvage malgré ses côtes industrielles.

Le delta de Huelva

La difficulté ensuite est de trouver un endroit pour laisser l'annexe. Huelva est bordée par une zone portuaire et nul ponton n'accueille les petites embarcations. Nous optons pour le quai des navires de tourisme inoccupé en hiver. Un bar avec d'immenses terrasses domine le quai et nous y prenons un verre pour que le barman surveille notre annexe. Nous allons ensuite au marché et sommes enthousiasmés par les étals des poissonniers. Thierry trouve même des huitres. Nous achetons des gambas à 10 euros le kilo... Plus loin nous tombons sur des fraises à 1,50 euro le kilo. Youenn va pouvoir se régaler tout son saoul : c'est le seul fruit qui trouve grâce à ses yeux. Ensuite nous arpentons les rues commerçantes de la ville qui est plutôt agréable et animée.

Nous allons également en annexe visiter le site historique. Nous commençons en fin de matinée par le musée Christophe Colomb qui expose trois reconstitutions des navires qui partirent à la découverte de l'Amérique. Les bateaux sont dans un bassin qui restitue - mal - une baie avec les indiens. Par exemple, on y expose un métier à tisser derrière des mannequins d'indiens nus... Les bateaux sont également de piètres reconstitutions. Bref, décevant. La visite du monastère s'avère ensuite impossible car le site ferme à 13 heures.

Huelva : le bateau de Christophe Colomb

Où ça se trouve ?

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Date de dernière mise à jour : 08 Mars 2015