Nous sommes arrivés à Lanzarote, à la marina d'Arecife, le mercredi 18 novembre 2015 vers 20H, après 11 jours de mer depuis Porto : champagne !

Nous sommes très fiers d'être arrivés là sur NOTRE bateau. La marina est pleine de bateaux en partence pour les Antilles ou le Cap Vert. Nous voilà donc dans la cour des grands. Ici pas de bateau récent à la coque ultra-mince mais des Hamel, des "vieux" bateaux de 20 ans, des constructions amateurs ou de chantier; bref, des bateaux taillés pour affronter la mer quand elle se fâche ! Nous rencontrons beaucoup de français, mais ausi une famille d'israéliens fuyant la guerre. Il y a aussi beaucoup d'anglais, quelques allemands et hollandais. Thierry officie pour conseiller les unes et les autres dans leurs travaux. Si nous sommes encore novices en navigation, Thierry a déjà acquis une solide expérience technique qu'il partage volontiers.
Pierre-Yves, un breton, reste quelques jours à côté de nous au ponton. C'est l'occasion d'aller prendre l'apéro l'un chez l'autre et d'échanger sur nos expériences. Lui a coulé un bateau en Méditerranée en 3 minutes après avoir heurté un chalutier de nuit... c'était la première sortie du bateau qu'il rénovait depuis 6 ans ! Pas de chance. Maintenant il va partir seul pour les Antilles. Son équipière est rejointe par son ami... qui est l'un des sauveteurs de Thierry lors de son accident à Port la Vie ! Le monde de la mer est petit...

Après cette longue traversée nous profitons d'un repos bien mérité durant quelques jours où nous nous contentons de flâner dans la marina et la ville toute proche. Nous faisons une demande pour aller à Gracciosa, demande qui nous est accordée dans un délai record : 24 H ! Toutefois le vent souffle fort et nous préférons attendre de meilleures conditions pour reprendre la mer. Youenn travaille ses cours et moi je passe mes journées entre intendance et balades : même pas eu le temps d'ouvrir un bouquin ! Thierry se lance alors dans une refonte de la baille de mouillage. Il raccorde 50 mètres de cablot à la chaîne de 50 mètres. Il installe ce cablot dans un grand sac à déchets verts sur le côté de la baille. Il cloisonne la baille pour y mettre également une seconde chaîne de secours. Cela lui prend un certain temps... mais il est content du résultat.
Nous sympatisons également avec Thibaut, le skipper d'un classe 40. Il est rejoint par sa femme Emilie et son fils de 2 ans. Nous les retrouverons à Graciosa. Thibaut nous donne de précieux conseils sur la gestion de nos voiles et nous encourage à toutes les hisser... on va tester...
Commentaires
1 Maud Le 26/02/2016
Super, je viens de voir votre annonce sur bourse aux équipiers, me voici donc sur votre site. J'étais l'équipière de Pierre-Yves sur Engoulvent !
Bon vent à vous, et profitez bien des douces températures !
Maud
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