Dès le lundi le ciel se couvre et la pluie fait son apparition.
Vers midi, mû par son infaillible sixième sens, Thierry ouvre les portes du moteur pour une vérification. Bien lui en prend car il découvre que la pompe du circuit de refroidissement est en panne et sans ce contrôle nous aurions grillé le moteur ! Il s’attèle donc au changement de la pompe (car, prudent, il a emporté des pièces de rechange, malgré les quolibets de ceux qui lui disaient qu’il lui faudrait emporter un deuxième bateau de rechange…) Une fois remontée, il décide de changer aussi la courroie de l’alternateur qui commence à couiner. Il découvre qu’il lui faut alors… démonter la pompe qu’il vient de changer… Mais ─ bravo capitaine ─ en moins de deux heures le moteur redémarre !
Comme nous naviguons avec le vent et les vagues de face, le bateau enfourne plus fréquemment dans les vagues et gite sur bâbord, de sorte que la baille de mouillage se remplit davantage et que la cuve d’eau douce laisse échapper plus d’eau. Un seul côté de notre lit restant praticable, nous faisons un roulement sur les deux couchettes disponibles, l’un de nous étant toujours de quart ! Ce sont les joies de la navigation hauturière…
En fin de journée nous commençons la traversée du rail de bateaux de commerces qui longe la côte portugaise. Thierry et moi louvoyons entre les cargos du rail descendant jusque 10 heures, puis c’est au tour de Nicolas de traverser le rail ascendant. A certains moments il y a jusque 30 bateaux sur l’écran du traceur, signalés par leur AIS (quelle belle invention !!!).
Le mardi est toujours aussi pluvieux, hormis une petite éclaircie qui me permet d’admirer de belles lumières au soleil levant. De grosses gouttes de pluie tombent sur l’écran du traceur et modifient l’emplacement du curseur : j’en déduits que ce doit être la raison des bips incessants… Mais non : Thierry découvre que l’écran de commande du pilote a pris l’eau et refuse maintenant de fonctionner. Après avoir séché la connectique et l’écran démonté au sèche-cheveux… le pilote repart, OUF !
Pour notre dernier jour en mer je sors le grand jeu : une boite de confit de canard ! Nous nous octroyons même un apéro « ti-punch ».
Commentaires
1 Louis Borg Le 23/04/2016
Bonne navigation pour le Golfe de Gascogne.
Louis et Annick
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