De bonne heure le jeudi 6 octobre au matin, alors que nous venons de reprendre notre place à la marina de Bénodet après avoir gruté le moteur pour le remettre à bord, Thierry rebranche le bateau à l’électricité du quai. Vers 9 heures, alors que j’émerge doucement d’un bon sommeil réparateur après ces journées de labeur, Thierry prépare le petit déjeuner. Il est alors alerté par un bruit bizarre venant du « local technique » (derrière le panneau électrique)… le temps de venir voir ce qui l’intrigue des flammes sortaient du container à batteries et une épaisse fumée noire envahissait déjà le carré ! Il coupe immédiatement le circuit électrique. Fort heureusement pour nous, il a suivi dans sa jeunesse une instruction avec les pompiers de Lorient. Il empoigne l’extincteur à portée de main, perd malgré tout quelques précieuses secondes à se remémorer son fonctionnement, et projette son contenu à la base des flammes. Le feu semble éteint et Thierry se retourne pour chercher un projecteur. Quelques secondes plus tard le feu a repris. Thierry décide alors d’arroser le foyer. Une chance, notre tuyau d’eau est sorti sur le ponton et Jean-Yves, le mécano d’EMI, passe justement par là. Thierry lui demande de vite brancher le tuyau ce qui demande encore de longues secondes. Enfin l’eau arrive et Thierry arrose copieusement : en peu de temps cette fois l’incendie est circonscrit ! Ouf !!!
Pendant ce temps, alors que je m’habillais nonchalamment dans la cabine arrière, j’entends un gros « MERDE !!! » suivi d’un « YA LE FEU ! ». Encore mal réveillée j’ai du mal à comprendre ce qui se passe… jusqu’au moment où une grosse fumée noire envahit ma cabine ! Je ferme vite fait la porte et tente une sortie par le hublot : pas facile mais je parviens à me hisser dehors au moment où Thierry sort la tête dans le cockpit pour demander à brancher le tuyau d’eau. Une chance que Jean-Yves passait par là car j’aurais mis beaucoup plus de temps que lui à le faire…
Le devoir accompli, Thierry sort du bateau pour s’aérer : il va tousser quelques jours mais ne semble pas intoxiqué. Le principal est qu’il ne soit pas brûlé. Les dégâts ne sont donc que matériel. Le plafond au-dessus de la table à cartes a commencé à fondre. Par chance, nous avons eu l’excellente idée d’isoler le bateau avec des plaques de 3 cm de liège… qui ne brûle pas ! Si nous avions mis du « stirodur » comme la plupart des bateaux, lambarena aurait totalement pris feu ! Ajoutons que nous étions stationnés juste à côté de la station essence… bref, on a frôlé la catastrophe.
Commentaires
1 MesAnges Le 03/11/2016
En tout cas BRAVO au capt'ain.
Et vous voilà sur Porto, nous nous sommes croisés car nous y sommes partis le 1er pour arriver a l'instant a Lisbonne, Caiscais. Et vu la meteo, nous avons une fenêtre magnifique des dimanche. Alors on vous attend dans le coin pour faire votre connaissance..
A bientôt
Bon vent et bonne mer
MesAnges
titicathyoun Le 03/11/2016
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