Préparation du départ

Opération nettoyage et rangement

 Après deux mois de travaux le bateau est un méga bordel ! Le sable noir du chantier s'infiltre partout et laisse des traînées noires sur la capote et les tauds. Le pont est couvert de poussière noire bien collante. Je commence donc par un prélavage pour dégrossir ! Le nettoyage final devra attendre que tout soit rangé.
Après une grande semaine de temps superbe, la météo nous annonce un coup de vent qui devrait durer un moment. Du coup pour une fois nous entreprenons un grand rangement du bateau. D'habitude, pressés de reprendre la mer, nous parons au plus urgent et rangeons sans tri ni réorganisation. Cette fois nous prenons le temps de vider toutes les cales, de regrouper et surtout nous jetons ou donnons ce qui nous encombre. J'en profite pour noter soigneusement ce qui se trouve dans chaque cale. C'est un gros boulot mais ça fait du bien de retrouver de l'ordre !

Frayeur en plongée

 Comme le vent souffle fort avec des rafales à plus de vingt noeuds, et que nous sommes mouillés par 17 mètres de fond, Thierry pense que nos 50 mètres de chaîne peuvent s'avérer insuffisants. Il décide d'aller poser une deuxième ancre en avant de la première. Il s'équipe pour plonger et emporte l'ancre avec l'aide du parachute. A un moment le cordage se prend à l'arrière de sa stabe et s'enroule autour des tuyaux. Ce faisant il éjecte le respirateur de sa bouche et son masque ! Après un instant de panique où il ne parvient pas à remettre la main sur un détendeur pour respirer, Thierry décide de  remonter à la surface mais il a beaucoup de mal à s'extirper de la stabe ! Il boit quelques tasses et parvient à remonter pour respirer. Il rentre au bateau à la nage en toussant pour recracher l'eau. Je l'entend tousser et le vois arriver sans masque ni bouteille !? Je comprends vite qu'il a eu un problème... mais, ouf, il est de retour !
A cette profondeur il n'a a priori pas besoin de faire un pallier de décompression. Par sécurité je lui passe le second détendeur qu'il pose sur sa 2ème bouteille et il descend à deux mètres au pied de l'échelle pour faire dix minutes de décompression.
De retour au bateau Thierry appelle un ami instructeur pour savoir ce qu'il risque et ce qu'il convient de faire. Il nous rassure mais conseille à Thierry de rester au calme jusqu'au soir. Le risque était de faire une surpression pulmonaire. Heureusement en buvant la tasse et en regardant vers la surface l'air s'échappe un peu et évite ce risque !
L'aventure se termine seulement par une belle frayeur et quelques courbatures dues au stress.
L'incident lui permet de comprendre son erreur... et cela lui évitera de la refaire. Toujours éviter de manipuler des cordages qui ne sont pas sous tension.
D'habitude Thierry plonge avec un second équipement complet à portée de main en cas de problème. Mais la deuxième stabe étant hors service, il n'a cette fois pas pu installer cette sécurité.
Le lendemain Thierry emprunte une stabe et retourne chercher son matériel qu'il retrouve pendu au cordage à quelques mètres au-dessus du sol : tout y est sauf la palme perdue. Comme il rachète le même modèle quand il en perd une, il a toujours la paire.

Fort de cette mésaventure, Thierry remet son équipement en état. Un club de plongée à la marina lui vend une stabe d'occasion et il décide de faire contrôler ses trois bouteilles... 

On attend une accalmie

 Les jours passent et le vent continue de souffler fort. Nous sommes ancrés non loin du bateau de David et Géraldine dans le chenal entre l'île et la lagune qui la longe. Impossible de se baigner à cause du clapot.
Nous passons quelques temps avec eux entre deux séances de rangement. Nous partons ensemble visiter l'île et faire l'approvisionnement en prévision du départ et de pays peut-être moins bien achalandés. Il nous suffira d'acheter des légumes et du frais.

C'est où ?

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Date de dernière mise à jour : 18/02/2023

Commentaires

  • Goarant
    • 1. Goarant Le 22/02/2023
    Salut cath et thierry,

    Je suis toujours un peu inquiet pour vous , ce voyage présente tellement d'imprévus qu'un accident est vite arrivé. Jusqu'à présent malgré toutes les difficultés vous avez toujours réussi à vous en sortir , un grand bravo.

    Cet incident de plongée aurait pu mal finir , mais tout est bien fini. Nath et moi sommes en train de passer notre niveau 2 de plongée et je comprends mieux les risques que Thierry a pu prendre.

    bon périple à la prochaine.