Il paraît que le rio Guadiana est un endroit magnifique, un "petit paradis" et nous avons hâte de remonter ce fleuve.
Mardi après-midi, lorsque la marée monte et libère enfin le bateau, nous parvenons à sortir de la marina pour remonter le rio Guadiana. Après Ayamonté un pont enjambe le fleuve. Il est annoncé pour 18 métrés de tirant d'air, mais pour quelle marée ? Nous sommes maintenant sceptiques quant aux dires de l'Imray sur le coin.... Youenn monte en haut du mât pour s'assurer que ça passe sans problème. C'est notre premier pont et c'est stressant car du bas on a vraiment l'impression qu'on va le percuter ! Youenn a pris une vidéo en passant sous le pont : cliquez ici pour la voir.

Le début du fleuve n'est pas vraiment un paradis : des barres d'immeubles sans attrait poussent ici et là à proximité du côté espagnol. Plus loin, le fleuve traverse des collines qui deviennent désertes. Nous nous attendions à voir beaucoup d'oiseaux mais ce n'est pas le cas. A la nuit tombée nous atteignons Foz de Odeleite, un petit village qui offre un ponton aux bateaux de passage. A notre arrivée un français vient nous aider à nous amarrer. C'est Michel qui vit là depuis quelques années au bord du fleuve et entretient bénévolement le ponton. Il rénove des bateaux mais ne navigue plus. Le ponton n'a ni eau ni électricité, mais il est gratuit et solide.

Visite de Odeleite
Le lendemain nous restons là pour nous promener : ça fait un bail qu'on n'a pas marché dans la nature. Nous marchons jusque Odeleite. C'est un petit bourg perdu à flanc de colline. Là nous découvrons une grande maison avec une terrasse de café accueillante et une jeune femme nous invite à entrer car c'est un musée. Elle parle un français parfait et nous raconte l'histoire de cette maison d'où s'organisait tout le commerce de la région. Nous nous attablons et bavardons longuement avec elle. Elle a fait ses études à Sciences Po à Aix en Provence.

En rentrant nous découvrons un mur d'escalade au milieu de nulle part ?!... Nous nous premettons d'y amener Youenn.

Le soir nous dinons au restau à Foz en compagnie de Michel et de sa femme Brigitte : soirée agréable et addition toute douce.
Remontée jusque Alcoutim
Le lendemain nous remontons jusque Alcoutim. Le fleuve est large et traverse des collines verdoyantes avec des vergers d'oliviers et d'orangers qui croulent sous les oranges mûres à point à cette saison. Seuls quelques hameaux et maisons isolées bordent le fleuve.

Nous nous amarrons au ponton devant Alcoutim. Le temps est gris et la ville nous semble tristounette. Les commerçants sont peu aimables. Le soir nous allons de l'autre côté mais le petit bourg espagnol de Sanlucar est tout endormi. Bref, pas emballés du tout par l'endroit. De plus le ponton est payant : 10 euros pour des toilettes sans eau chaude... Déçus, nous ne nous éternisons pas et repartons le lendemain pour Foz car Youenn a envie d'aller grimper sur le mur d'escalade.

Sanlucar vu d'Alcoutim
Retour à Foz de Odeleite
A Foz nous retrouvons Michel avec qui nous avons bien sympathisé : c'est une personne comme nous les apprécions, simple, intelligent, ouvert, toujours prêt à rendre service. Brigitte est plus discrète ; elle écrit des livres. Il accueille les marins et veille sur les bateaux. Michel est très outillé et peut aider à faire des réparations. Si vous remontez le Guadiana, faites halte à Foz et passez leur notre bonjour !
Thierry et Youenn partent faire de l'escalade. Le mur est dans un mini parc de loisirs perdu dans les collines : il n'y a qu'un chemin pour y accéder... Visiblement des subventions européennes bien employées... Le soir nous dinons à nouveau au restaurant de Foz; le gérant est un petit monsieur bien sympathique qui aime plaisanter.
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