Alex et Martine, nos voisins, nous emmènent en ville à la recherche d’un mécanicien. Comme ils parlent couramment anglais leur aide nous est précieuse. Nous pouvons faire réparer notre moteur en quelques jours. D’invitation en invitation nous restons une grande semaine à Bridgetown bien que l’endroit ne nous plaise guère. La houle est forte dans la baie et le bateau roule beaucoup. Les allers et venues en annexe sont difficiles et, avec cette houle, Thierry renonce vite à remonter annexe et moteur chaque soir. Heureusement, cette île est plutôt tranquille et nous ne craignons pas trop les vols. Le plus pénible est le manège incessant des bateaux de touristes avec leurs musiques à fond qui font concurrence aux sonos des bars de la plage. Des scooters foncent sans faire attention autour des bateaux et la baignade est très dangereuse : nous restons prudemment au pied de notre bateau. Bref, les conditions de mouillage dans la baie ne sont pas agréables et tout cela nous fatigue alors que nous aspirons à un repos bien mérité après notre transat. Par contre la ville est plutôt agréable, animée et colorée. Les bajins (habitants de la Barbade) sont d’une extrême gentillesse et ils nous accompagnent lorsqu’on leur demande où se trouve tel magasin ou bien où trouver un produit. Ici il n’y a guère de cafés et nous restons confinés dans un bar pour touristes sur le quai des bateaux-promenade : l’endroit est très agréablement décoré, l’accueil sympa, la bière (la Banks) bien fraîche et la wifi excellente.
Un jour que le vent soufflait assez fort notre annexe s’est décrochée et a dérivé au large. Nous ne nous en sommes aperçus que lorsque nos « amis » les coast-guards nous l’ont ramenée ! Après cela Thierry est parti au Waterfront bar faire de l’internet. Je reste seule à bord et tout à coup j’entends siffler. Je sors la tête et vois le gros yacht blanc amarré à deux cent mètres derrière nous… juste à côté du bateau… je comprends vite que nous avons dérapé et sors mettre le moteur. Un des gars de l’équipage est français et je lui demande alors d’aller chercher Thierry au Waterfront Bar : il file à terre et repère vite Thierry au bar : « Vous êtes Thierry ? Votre bateau a dérapé… mais votre femme gère… ». Thierry revient à bord à toute vitesse et nous pouvons ré-ancrer le bateau. Il plonge pour s’assurer que l’ancre est bien accrochée. Il constate que c’est le bateau voisin qui a dérapé et, ce faisant, a entraîné notre ancre. Pas très sécurisant de laisser le bateau longtemps seul à cet endroit… Nous décidons de repartir plus au Nord et mouiller devant les petites plages tranquilles.
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