En panne de moteur, nous sommes parvenus à remonter des Saintes à la voile et à nous ancrer dans le grand chenal du port de Pointe-à-Pitre le lundi 4 mars. Il est trop tard pour trouver un mécano d’autant que les deux jours qui suivent sont fériés, carnaval oblige.
Le jeudi Thierry fait le tour de la zone portuaire à la recherche d’un mécano pour réparer la fuite de gasoil et revoir un boulon de maintien de l’échangeur sur la culasse. Malheureusement aucun mécanicien n’est disponible pour intervenir sur notre moteur, donc Thierry va devoir se débrouiller seul. Il faut « juste » trouver le bon tuyau et un boulon au pas impérial (c’est-à-dire avec des mesures british)
Après avoir enfin trouvé la durit et le boulon qui vont bien pour réparer le moteur, Thierry passe une grande semaine le nez dans le moteur car il faut tout démonter pour atteindre la culasse. Démonter, c’est facile… mais remonter c’est beaucoup plus compliqué car il n’y a pas d’accès ! Il faut se contorsionner à plat ventre dans la chaleur : Thierry en ressort trempé et tout noir de graisse… super agréable ! Le dimanche matin Thierry vient enfin à bout du remontage et… suspense… on tente enfin de redémarrer le moteur… ça tourne mais rien à faire ! Le tuyau installé fuit et le boulon ne tient pas car c’est le filetage qui est mort… Il nous faut absolument trouver un mécano et quelqu’un qui sache refaire un filetage. Nous voilà déjà au 17 mars et nous sommes bloqués ici depuis deux semaines ; nous désespérons de sortir de là !
Cette semaine nous retrouvons au mouillage nos amis suisses, Dominique et Véronique et leurs quatre enfants. Nous sommes contents de les revoir. La veille de leur départ nous prenons la casquette "papy - Mamie" pour garder leurs enfants un soir afin de leur permettre un (rare) tête à tête au restaurant. Nous sommes impressionnés par ces enfants éveillés et bien élevés. A la fin du repas le numéro deux annonce qu'il est de corvée de vaisselle et s'y met de bonne humeur tandis que les autres débarassent la table sans y laisser une seule miette : chapeau bas !
Comme Thierry commence à connaître pas mal de monde au chantier de la marina, nous organisons une soirée crêpes au chantier qui, comme toujours, est très appréciée.
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