Escale technique à Pointe-à-Pitre

Impossible de trouver un mécano !

En panne de moteur, nous parvenons à remonter des Saintes à la voile et à nous ancrer dans le grand chenal du port de Pointe-à-Pitre le lundi 4 mars. Il est trop tard pour trouver un mécano d’autant que les deux jours qui suivent sont fériés, carnaval oblige.

Le jeudi Thierry fait le tour de la zone portuaire à la recherche d’un mécano pour réparer la fuite de gasoil et revoir un boulon de maintien de l’échangeur sur la culasse. Malheureusement aucun mécanicien n’est disponible pour intervenir sur notre moteur. Toutefois en discutant Thierry trouve une solution pour réparer lui-même. Il faut « juste » trouver le bon tuyau et un boulon au pas impérial (c’est-à-dire avec des mesures british) dans l’immense zone commerciale de Jarry. Nous louons une voiture et il nous faut une grande journée pour trouver les pièces. Personne ne vend de boulons au pas impérial et la solution est de le faire fabriquer par une société du Port Autonome (*) à partir d’un boulon « normal »…

Thierry n’a plus qu’à faire les réparations lui-même… affaire à suivre…

(*) Société ACTI (son site) dans l’enceinte du Port Autonome et difficilement accessible en voiture. Par contre l’accès est facile en annexe en s’amarrant derrière le bateau de croisière généralement à quai. Une échelle permet de monter sur le quai et les locaux sont juste devant. Personnel accueillant, serviable et très compétent ! Demander Anatole. Ils peuvent faire à peu près tout en métallerie.

Pointe-à-Pitre

La ville est très décevante : c’est pauvre, sale et la plupart des immeubles sont délabrés ! Pour mettre une petite note de gaité dans cette ville triste et pauvre, de nombreux graphes colorent les façades. La marina jouxte la ville et là de somptueuses villas bordent les quais. Il apparaît bien vite qu’il y a de gros écarts de revenus sur cette île… Nous avons tenté d’aller au carnaval mais le défilé annoncé dans l’après-midi se faisant trop attendre nous sommes rentrés bredouilles.

Visite touristique de Grande Terre

Nous louons une voiture et partons deux jours à la découverte de Grande-Terre, la partie Est de la Guadeloupe : c’est un plateau peu élevé qui contraste avec l’autre partie de l’île très montagneuse.

Nous musardons sur les petites routes dans la partie sud de l’île. Le relief est accidenté et la végétation luxuriante. C’est assez habité et de jolies maisons colorées avec d’immenses terrasses bordent les routes.

La partie nord de l’île est un plateau couvert de champs de canne à sucre. Nous faisons une halte à Port-Louis : bourg tranquille sur la côte Ouest. Un petit port abrite quelques bateaux de faible tirant d’eau. Nous bavardons avec Serge qui vend un tangon. Il nous conseille le restaurant local où nous nous régalons pour une somme dérisoire. Là, Thierry retrouve un gendarme de Lonemer (près de Lorient) qu’il a connu dans sa jeunesse et qui appréciait le whisky irlandais… Nous poussons jusqu’à la pointe Nord où de hautes falaises tombent sur la mer agitée par la houle du large. Le lendemain nous visons la Pointe des Châteaux à l’Est. C’est une presqu’île qui nous rappelle Quiberon avec ses plages de chaque côté et sa pointe sauvage rocheuse. Nous déjeunons au port de Saint-François : plusieurs pontons accueillent des bateaux mais il n’y a guère de place pour les visiteurs.

Balade en annexe

Les deux ailes du papillon que forme la Guadeloupe sont traversées par un chenal que nous empruntons en annexe pour aller sur la côte plus au nord. Toute cette partie de la côte est peu profonde et parsemée d'ilots recouverts de mangrove. C'est une réserve naturelle protégée.

C'est où ?

Fil conducteur

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Date de dernière mise à jour : 05 mai 2019