La baie est bordée d’une route peuplée de maisons et de commerces. Nous nous précipitons sur la « blue machine » pour avoir enfin des dollars caribéens. Un vrai supermarché tout récent nous permet de compléter notre approvisionnement. Malheureusement l’île a été colonisée par les anglais qui ont laissé leur trace culinaire et on trouve de drôles de produits dans les rayons : moutarde sucrée, sauces en tous genres, céréales rose fluo, pieds et museau de cochon… Les produits frais sont rares et très chers ; ça va être difficile de cuisiner ici ! Par chance un pêcheur local vend des langoustes à un prix très raisonnable.
Un couple d’anglais – parlant très bien français – tient un bar shipchandler très prisé des plaisanciers. La wi-fi est efficace et Paul peut commander ce qu’on veut en matériel. Nous lui confions notre bouteille de gaz à recharger.
Thierry va plonger avec un des deux clubs locaux : des québécois très sympas qui l’emmènent sur une épave. Il est le seul client et en profite bien.
Nous prenons un taxi collectif pour aller à Hillsborough, la « grande » ville locale. C’est un gros bourg animé avec plein de petits commerces.
Nous visitons le nouveau chantier, sur la gauche en entrant dans la baie. Le devis est très correct et le matériel tout neuf inspire confiance. Malheureusement il n’y a pas de menuisier à qui confier la réfection du plancher du carré.
Nous sympathisons avec un français qui nous vante les mérites du chantier de St Davids sur l’île principale de Grenade. Nous décidons alors de poursuivre notre quête jusque là. Après une bonne dizaine de jours passés à Carriacou nous levons l’ancre pour mettre le cap au Sud vers Grenade.
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