Pendant que nous explorons les fonds (sans intérêt car c’est du sable avec des algues), le bateau tourne et va se planter dans 1,50 mètres d’eau. A 30 mètres du bord, les fonds passent brusquement de 6 mètres à 1,5 mètre ! Heureusement que c’est du sable et on dégage le bateau sans difficulté : le safran perd juste un peu d’antifouling. La baie est très boisée et, mis à part le chantier, il n’y a que deux maisons en bord de mer. La forêt tropicale s’étend à perte de vue sur les montagnes et aucun village ne rompt cette verdure.
Nous faisons le tour du chantier. L’endroit est encaissé dans une vallée très boisée et surtout très humide. Nous bavardons avec un jeune couple qui retape un bateau, John et Rebecca, et nous sommes vite assaillis par les moustiques ! Ici, pas de commerces et il faut aller en ville en taxi collectif pour se ravitailler. Le bar-restaurant du chantier est très accueillant et offre une bonne connexion internet. Renseignements pris, le chantier est plus cher que celui de Carriacou. Des artisans sont proposés à un tarif prohibitif pour nous : minimum 62 dollars US de l’heure ! De plus, les vols retour à partir de Grenade sont très chers et imposent 2 ou 3 escales. Pour rentrer de Carriacou nous prenons un petit avion privé jusque Fort de France puis un vol direct vers Paris à un tarif plus avantageux. C’est décidé, nous laisserons notre bateau à carriacou.
Nous restons là trois jours, le temps de dîner à bord avec John et Rebecca puis d’être reçus sur le catamaran d’un couple de français de passage : Manu et Hélène.
Nous laissons notre taud de soleil (et de pluie) au voilier du chantier pour qu’il le répare. Comme il lui faut une semaine, nous partons visiter les autres baies du Sud de Grenade.
Commentaires
1 MICHEL GOARANT Le 06/10/2018
Merci pour ce moment de détente , ça me fait toujours plaisir de vous suivre
à bientôt
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