Ste Lucie est une belle île montagneuse et couverte d’une végétation luxuriante : forêt tropicale et cocotiers au bord des plages de sable blanc. Quelques petites villes se nichent dans les creux le long de la côte. Les maisons sont très colorées et leurs toits de tôle sont rouges, verts ou bleus. Après Rodney Bay nous descendons le long de la côte Ouest jusque la Soufrière. A l’abri du vent, la côte offre enfin des conditions de navigation très agréables !
Juste après, un immense piton rocheux abrite une petite baie où se niche un hôtel de luxe. Les bungalow sont disséminés dans les cocotiers et le restaurant borde une splendide plage de sable de corail blanc.
A l’approche du site classé « réserve marine » des locaux en bateaux à moteur nous abordent pour nous proposer leur aide pour prendre une bouée. Le gars nous amarre et nous réclame dix dollars « ici » (comprenez 10 dollars caribéens) pour la bouée et le coup de main. Comme nous n’avons pas de monnaie locale il accepte 10 euros : taux de change qui s’avère vraiment abusif car il faut en gros diviser par 3 ! Une heure après les gardes de la réserve viennent nous réclamer 10 dollars pour la bouée. Thierry les envoie balader en arguant qu’il a déjà payé à un local. Le garde n’insiste pas. Nous sommes heureux de nous trouver dans cet endroit paradisiaque et surtout bien abrité du vent : cela faisait longtemps que nous n’avions pas été aussi au calme ! Nous plongeons illico et découvrons des fonds magnifiques avec une belle végétation et plein de poissons multicolores. Nous décidons de rester là le lendemain pour profiter de cet endroit vraiment enchanteur. Le lendemain le garde de la réserve vient nous taxer 10 euros pour la journée. Il est urgent d’avoir de la monnaie locale !
Nous reprenons notre cap au Sud et passons le canal suivant entre Ste Lucie et St Vincent. Le vent s’est enfin calmé et les conditions de passage sont plutôt correctes, juste un peu de houle et 20 nœuds de vent : un vrai bonheur ! A l’approche de St Vincent quelques dauphins s’approchent du bateau. Cela fait une éternité que nous n’en avons pas vu et cette rencontre nous met en joie.
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