Au petit matin la houle et le vent forcissent. La météo annonce un vent Sud-Est de 15 nœuds : il faudra certainement pousser au moteur au près serré. Lorsque nous quittons l’anse abritée, le vent monte à 25 nœuds et une bonne houle rend déjà la navigation sportive. Nous tirons un bord de près cap au sud. Une fois passé l’abri de l’île la houle et le vent forcissent encore. A 14 heures nous virons (difficilement) de bord et constatons que le vent a tourné à l’Est, de sorte que ce nouveau bord… nous ramène à notre point de départ ! Avec 25-30 nœuds de vent de face il est impossible de passer au moteur : nous abandonnons et espérons trouver refuge à la marina Puerto Colon. Nous l’atteignons vers 16 heures et nous amarrons à un ponton. Des gars viennent illico nous en déloger : « pas de touristes ici, allez ailleurs ». Que faire ? La météo annonce cette fois des vents encore plus violents pour le lendemain. Retourner au mouillage ? C’est prendre le risque de ne pas pouvoir sortir de la baie à cause des vagues ; et puis comment débarquer les enfants ? Nous appelons la marina Miguel à quinze milles sur la côte Est : ils peuvent nous accueillir ! Le passage du cap est laborieux et nous n‘atteignons la marina que vers 21 heures. L’entrée de la marina est juste devant une « plage » de rocailles et de très grosses vagues rendent l’accès dangereux, surtout à marée basse. Par moments les vagues nous cachent la digue… Thierry manœuvre habilement entre les grosses vagues… le bateau se rapproche dangereusement du bord et le sondeur marque seulement 4,50 mètres… enfin nous voilà à l‘abri du quai, au calme dans la marina : ouf !!! Nous nous offrons un restaurant bien mérité après cette rude journée… et c’est notre dernier repas ensemble.
Le lendemain Marion et Youenn doivent s’organiser pour aller prendre leur avion. C’est une vraie expédition : aller prendre le ferry à Santa Cruz de Tenerife pour Las Palmas, prendre la navette (loin de la gare du ferry bien sûr) pour l’aéroport au sud de Gran Canaria et y attendre leur vol à 6 heures du matin. Pas de bus pour se rendre à Santa Cruz depuis San Miguel : nous leur payons le taxi pour simplifier ce trajet bien compliqué et ils nous quittent en début d’après-midi sans avoir même eu le temps de déjeuner.
Les vacances sont terminées : rien que du bonheur et pas mal de soleil (à Rennes il fait -3°).
Il nous reste à attendre de meilleures conditions météo pour retourner à Gran Tarajal sur Fuerteventura où nous devons sortir le bateau le 5 janvier. Espérons qu’on y sera à temps car un vent d’Est persistant rend le retour problématique.
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