vie à bord

Notre dernière île : La Palma (news du 30/03)

Notre départ des Canaries pour rentrer en Bretagne est maintenant imminent !... Nous surveillons la météo et il est probable que nous partions le 1er avril. Mardi soir nous avons embarqué Nicolas, jeune équipier sympathique, pour le voyage retour. Nous passons ces deux derniers jours à visiter La Palma, mais Nicolas nous a lui aussi apporté le mauvais temps et la pluie nous a fait rebrousser chemin aujourd'hui. Demain devrait être plus ensoleillé pour découvrir cette île magnifique. 

Nous sommes à la marina de Tazacorte, sur la côte Nord-Ouest de La Palma, depuis la mi-mars. Toutefois, nous n’avons pas eu le temps d’aller découvrir l’île, hormis les villes avoisinantes, trop occupés à préparer notre bateau pour ce long voyage : rangement, nettoyage, améliorations diverses… Nous voilà fin prêts mais, pour ma part, un peu anxieuse devant ces longues journées de mer !

Nous ferons une première escale à Madère (environ 4 jours de mer) où nous resterons le temps de trouver une bonne fenêtre météo pour remonter vers le Portugal ou La Galice (une dizaine de jours). Les vents dominants sont Nord et Nord-Est, ce qui rend le périple compliqué ! Nous espérons faire quelques mouillages dans les rias de Galice avant de traverser le Golfe de Gascogne vers Bénodet en 4 ou 5 jours si les vents sont favorables. Nous espérons arriver début mai, mais en mer rien n’est certain.

Voir les pages dans « Saison 2 aux Canaries », chapitre « La Palma » :

Belles rencontres à La Gomera (news du 15/03)

Après la semaine de mauvais temps à Santa Cruz, le 24 février nous reprenons la mer en direction de La Gomera, avec une dernière escale sur Tenerife à Las Galletas.

A la Gomera, nous passons d’abord une semaine à la marina de San Sebastien, capitale au Nord-Est de l’île.  De là nous sillonnons cette petite île en voiture et faisons quelques belles, mais parfois difficiles, randonnées dans ces montagnes abruptes. L’île présente une variété de paysages étonnante, passant de la forêt primaire et humide sur les hauteurs au centre, aux « barancos » (canyons) escarpés plus ou moins verdoyants. La côte est une succession de falaises et de plages isolées quasiment désertes. C’est pour le moment la plus belle et la plus sauvage des îles que nous avons visitées !

A San Sebastien nous sympathisons avec une bande de jeunes routards qui préparent leurs bateaux pour une transat. Thierry leur donne un sérieux coup de main pour leurs réparations.

Le 4 mars, nous quittons San Sebastien pour une promenade tranquille jusque Valle Gran Rey, à l’Ouest de l’île, avec plusieurs escales dans des criques loin de tout, au pied de falaises escarpées : baignade et farniente, bien que le temps reste souvent nuageux.

Sur la route de Valle Gran Rey nous croisons un bateau de Pors Meillou, la cale sur l’Odet où nous sévissons avec nos kayaks tout l’été. Demi-tour pour le rejoindre plus à l’Est. Là nous retrouvons les trois bateaux de nos jeunes amis routards. Le lendemain nous repartons avec eux en direction de Valle Gran Rey où nous restons au mouillage : quelques jours tranquilles riches de cette rencontre avec ce groupe de jeunes vraiment intéressants !

Le 13 mars nous mettons le cap vers La Palma, ultime étape de la Saison 2 avant le retour en Bretagne. Nous avons trouvé un jeune équipier pour faire le voyage retour avec nous.

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Youenn quitte le navire !

Une page est tournée avec le départ de Youenn qui a quitté le bateau le 16 janvier. Les aventures marines sont terminées pour lui; il a repris le lycée à Rennes. Nous perdons notre précieux matelot ! Nous continuons le voyage à deux (il va falloir rebaptiser notre site…)

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Comme j’ai dû passer une semaine en France fin janvier, nous sommes restés à Mogan, la marina la plus agréable de la côte sud de Gran Canaria. C’est l’endroit idéal pour tester quelques activités nautiques et profiter du soleil qui brille chaque jour sur cette partie de la côte bien abritée des vents. Nous en avons aussi profité pour aller randonner dans la forêt de Tamadaba au nord-est de l’île, puis dans la vallée du Guyadeque. Bref, des vacances… sauf pour Thierry qui a comme d’habitude des problèmes techniques à régler. La routine de notre nouvelle vie de marins pas pressés !

Le 2 février nous avons mis le cap vers Tenerife où nous attendons mon frère Patrice qui arrive le 13. La traversée est agréable et sans problème. Nous sommes arrivés au sud de l’île et avons mouillé dans la baie de Los Cristianos. Le mouillage est rouleur et la ville touristique sans grand intérêt, aussi nous avons repris la mer pour remonter à Santa Cruz, au Nord-Est en longeant les côtes sauvages Ouest et Nord. Le périple nous a pris 4 jours au moteur avec le vent et la houle dans le nez. Nous avons fait du « rase cailloux » devant les falaises de basalte de Los Gigantes : un décor de dessin animé et nous imaginions découvrir le château de la Belle au Bois Dormant sur les hauteurs. La côte nord est magnifique avec les massifs montagneux de Las Mercedes puis d’Anaga. En chemin nous avons dégotté les rares endroits où il est possible de mouiller : des renfoncements entre des falaises où nous nous croyons au bout du monde ! Nous sommes arrivés dimanche à la marina de Santa Cruz où nous restons quelques jours pour profiter du carnaval : une ambiance démente avec toute une ville déguisée, de la musique et la fiesta partout !  

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Enfin les vacances !

Depuis nos derniers jours à Arecife et notre virée en voiture dans le nord de Lanzarote, nous vivons enfin à un rythme « vacances » ! Des années d'efforts enfin récompensées.

Nous avons quitté Arecife pour la petite île de Graciosa où nous avons passé quelques jours de détente dans cette île sauvage sans bitume, avec un unique village. Nous sommes d’abord allés à la marina puis, pour notre dernière nuit, au mouillage dans une belle crique. Nous avons pu randonner et nous baigner dans ce havre de calme. Ensuite nous avons longé la côte ouest de Lanzarote pour rejoindre la marina Rubicon au sud, zone très touristique. De là nous avons visité le sud de l’île en voiture et notamment le parc national Timanfaya avec ses spectaculaires volcans.

Nous avons quitté Lanzarote pour rejoindre Las Palmas à Gran Canaria. Nous avons alors suivi la côte est de Fuerteventura où nous avons fait 3 escales. Ces petits trajets nous ont permis d’arriver tôt et de visiter 2 villes successives. Ces navigations dans des conditions météo agréables (vent 15 kn et peu de houle) nous ont enfin permis de hisser toutes les voiles et le bateau avance super bien (6 - 7 kn) ! Les 12 heures de traversée vers Las Palmas furent également un pur bonheur.

Nous avons ensuite passé plusieurs jours à la marina de Las Palmas (1300 places) où le hasard nous a placés à côté du bateau polonais Malbork qui nous avait embouti à Bénodet fin septembre !  Nous y attendons la venue de Marion (ma fille)… et les vacances sont momentanément terminées pour Thierry qui doit refaire la baille de mouillage.

Marion nous a rejoints à Las Palmas le 19 décembre pour passer Noël avec nous. Sitôt embarquée nous avons quitté cette ville bruyante et sans attrait, hormis des shipchandlers bien achalandés. Nous avons fait des petites navigations tranquilles – bien que bien venteuses – pour descendre vers le sud de l’île. Un mouillage houleux, une marina et enfin une journée détente et baignade au mouillage avant de rejoindre la marina de Puerto Mogan où nous avons passé Noël. Après une journée de voiture à arpenter les routes montagneuses de l’île, Marion est repartie vers sa Bretagne… Nous avons passé ensemble une très agréable semaine de farniente.

Nous attendons maintenant la venue d’Emilie et de Robert et Marie début janvier. Ce sera une semaine de détente à Puerto Mogan car l’endroit, bien que très touristique, est plutôt sympathique.

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Vous pouvez aussi aller voir les photos de Marion.

 

Du monde à bord !

Marion repartie vers les frimas bretons, nous passons une semaine tranquille à la marina de Puerto de Mogan. Nous réveillonnons en compagnie d’un couple de suisses, Richard et Sonia sur Placebo.

Le 1er janvier nous quittons le port pour aller mouiller devant la marina de Pasito Blanco. C’est là que doivent nous rejoindre Emilie puis Robert et Marie. Emilie embarque le samedi matin, toute heureuse de cette semaine de vacances au soleil et en bateau ! Robert et Marie arrivent dimanche matin. Ils ont opté pour un hôtel à Playa Del Inglès, aussi nous prévoyons de revenir chaque soir à notre mouillage de Pasito Blanco proche de chez eux. Nous passons ensemble une semaine « touristique » avec quelques sorties en mer pour mouiller à Mogan et Anfi Del Mar.

Nous consacrons deux jours à la découverte de l’île en voiture, d’abord pour une petit rando, puis avec un guide qui nous fait faire le grand tour de l’île (360 km !). Nous sommes surpris par les contrastes de végétation sur cette île très aride au sud, avec des canyons rocailleux, tandis que sur  le haut des montagnes, très verdoyant, les cultures de déploient au milieu de forêts de pins et de palmeraies.

Nous avons profité d’un jour de grand calme pour faire un exercice d’homme à la mer sous l’œil de la caméra : instructif… mieux vaut ne pas tomber à l’eau !

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Une traversée mouvementée

Nous sommes arrivés mercredi matin à la marina de La Corogne en Gallice (Espagne) où nous allons faire une longue escale technique après une traversée mouvementée du Golfe de Gascogne.

Nous avons mis seulement 3 jours pour faire cette traversée avec un bon vent d'Est qui a viré Nord et une forte houle qui a chahuté le bateau et nos estomacs. L'équipage a été perturbé par le mal de mer. Les conditions de navigation étaient assez bonnes et nous avons tracé notre route à vive allure. Tout aurait été pour le mieux dans le monde des marins si le circuit électrique de l'éolienne n'avait pas pris feu au milieu de la nuit et si nous n'avions pas plié la bôme lors d'un empannage intempestif. Mais nous voilà à bon port... avec quelques réparations à faire !

Le récit de cette traversée mouvementée est à lire dans la rubrique "saison 2 aux Canaries", page "Golfe de Gascogne : traversée mouvementée"

Farniente ( pas si tranquille...) à Olhao

Depuis le 28 décembre nous faisons une longue esacale forcée à Olhao. Nous attendons vainement des colis postés bien avant Noël et qui doivent arriver à la marina de Portimao, enfin nous l'espérons !

Nous sommes donc au mouillage devant Olhao, petite ville de pêcheurs animée et agréable. C'est une immense lagune avec des petites iles charmantes. Il fait très beau avec 18-20 degrés dans la journée mais des nuits fraiches. Nous avons déjà pris nos habitudes ici : piscine pour la baignade et surtout la douche, bar très sympa, marché bien achalandé avec prix tous doux pour nous. Bref, les jours s'écouleraient très tranquilles si des voleurs d'annexe ne rodaient par là ! Une première fois ils ont désamarré l'annexe au ponton, la laissant partir à la dérive. Par chance elle a cogné contre un voilier voisin qui nous l'a ramenée. Ensuite ils ont sifflé l'essence de la nourrice et volé le gerican de secours. Pour finir (du moins nous l'espérons) ils ont volé l'annexe un matin alors qu'elle était attachée au bateau avec un cable. Heureusement Thierry est parti rapidement à la recherche de l'annexe et des voleurs et, après avoir fait beaucoup de ramdam avec force menaces dans les bars du port, elle est réapparue miraculeusement au ponton des bateaux taxis ! Thierry entreprend la fabrication d'une alarme pour nous alerter en cas de vol et a investi dans de plus gros cadenas. Nous devons maintenant remonter l'annexe chaque nuit, sans omettre de sécuriser le tout avec force cables et cadenas : charmant ! Malheureusement ce genre de mésaventure se reproduira dans les pays moins securisés que la France... Voilà ce que c'est d'avoir une si belle annexe.

Pour couronner la journée, j'ai appris que mon retour au boulot est prévu le 18 février et non le 28 comme je l'avais retenu (je prends vite mes désirs pour des réalités). Le temps m'est donc maintenant compté et plus question de rester à "glander" au fond de cette lagune. Demain nous louons une voiture pour aller récupérer les colis arrivés à Portimano, tant pis pour les absents. Il est grand temps de nous remettre en route pour aller jusque Gibraltar ! Prochaine étape Guardana à la frontière espagnole.

Découvrez notre escale à Olhao et l'album photos (en cliquant sur ces liens violets... Pour ceux qui n'auraient pas encore remarqué).

Mes premiers jours en voyage


J'ai rejoint le bateau samedi après-midi à Porto. Nous sommes au port de Povoa de Varzim au nord de Porto. Il fait mauvais, froid, venteux, grosse houle qui agite le bateau.
Je retrouve "mon" bateau avec plaisir après ces 2 grandes semaines. Mais je ne suis déjà plus habituée au mouvement du bateau et il me faut 24 heures pour m'amariner à nouveau. Lors de mes promenades je souffre d'un bon mal de terre et tout tourne autour de moi ! La météo est mauvaise et nous attendons ici de meilleures conditions pour descendre à Porto.

J'ai pas mal de ménage et de rangement à faire après cette traversée entre hommes dans des conditions un peu difficiles... Normal.

La quasi totalité des ports du Portugal sont fermés car la houle rend l'entrée dangereuse. La houle rentre dans le port et le bateau doit être amarré de tous côtés pour le stabiliser un peu... Mais ça bouge beaucoup et c'est bruyant la nuit !

Dimanche nous avons profité du soleil pour nous balader dans la ville et faire quelques courses. La vie est moins chère qu'en France. J'ai fait quelques photos des maisons typiques du Portugal avec leurs façades carrelées. Nous nous sommes attablés dans un café en bord de plage. J'ai commandé un chocolat chaud et on m'a servi un truc infect qui ressemble à une danette au chocolat mal gélifiée... Beurk ! La prochaine fois je commande un porto ! Ici les gens sont sympas et on trouve toujours quelqu'un qui parle français.

Thierry a pêché un mulet mais le gars du port lui a dit que c'est interdit au port... On n'aura donc qu'un poisson à manger.

Nous passons donc des journées "normales" à bord, loin de la vie idéale avec baignade sous le soleil ! Je range et nettoie le bateau. Je prends un peu de temps pour rédiger ce billet sur mon blog. J'essayer de faire le débriefing de la traversée pour rédiger une news mais Thierry a bien du mal à se remémorer les évènements. Thierry a passé du temps sur l'ordi pour préparer notre route. Youenn profite de cet intermède au port pour avancer ses cours enfermé dans sa cabine. Maintenant Thierry fait la vidange du moteur. Ce matin il fait tout gris avec seulement 13 degrés et nous n'avons pas envie de quitter notre nid. Nous écoutons la radio locale en nous activant. Ainsi s'écoulent des jours tranquilles un peu comme à la maison. L'heolienne tourne à donf et ça fait un fond sonore avec les amarres qui grincent et le bruit du vent dans les haubans.

Dans l'après-midi le vent se lève : 35 noeuds dans le port... La houle rentre dans le port et la bateau roule tellement que l'eau remonte dans l'évier ! Des grains se succèdent, nous partons en soirée faire quelques courses déguisés en cosmonautes avec pantalons et vestes de quart jaune.

La météo annonce des vagues de 6 mètres pour mercredi. Nous allons devoir rester ici quelques jours. Je n'ai aucune intention d'affronter une mer déchaînée pour ma première sortie. Repos donc.

J'appréhende un peu cette première sortie en mer avec des conditions plus musclées. Moi qui n'avais jamais peur en mer je deviens anxieuse... Avoir préparé le bateau m'a fait prendre conscience des risques. Thierry m'exhorte a ne pas m'inquiéter, il a confiance en moi et en son bateau. Il pense que plus vite on partira moins j'aurai le temps de gamberger pour rien !