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  • Du monde à bord !

    Marion repartie vers les frimas bretons, nous passons une semaine tranquille à la marina de Puerto de Mogan. Nous réveillonnons en compagnie d’un couple de suisses, Richard et Sonia sur Placebo.

    Le 1er janvier nous quittons le port pour aller mouiller devant la marina de Pasito Blanco. C’est là que doivent nous rejoindre Emilie puis Robert et Marie. Emilie embarque le samedi matin, toute heureuse de cette semaine de vacances au soleil et en bateau ! Robert et Marie arrivent dimanche matin. Ils ont opté pour un hôtel à Playa Del Inglès, aussi nous prévoyons de revenir chaque soir à notre mouillage de Pasito Blanco proche de chez eux. Nous passons ensemble une semaine « touristique » avec quelques sorties en mer pour mouiller à Mogan et Anfi Del Mar.

    Nous consacrons deux jours à la découverte de l’île en voiture, d’abord pour une petit rando, puis avec un guide qui nous fait faire le grand tour de l’île (360 km !). Nous sommes surpris par les contrastes de végétation sur cette île très aride au sud, avec des canyons rocailleux, tandis que sur  le haut des montagnes, très verdoyant, les cultures de déploient au milieu de forêts de pins et de palmeraies.

    Nous avons profité d’un jour de grand calme pour faire un exercice d’homme à la mer sous l’œil de la caméra : instructif… mieux vaut ne pas tomber à l’eau !

    A lire les nouvelles publications dans « Saison 2 aux Canaries » :

  • Lanzarote : 1ère escale à Arecife

    Nous sommes arrivés à Lanzarote le 18 novembre au soir après 11 jours de mer depuis Porto. Nous avons atterris à la marina d’Arecife, la capitale de l’île. Nous avons d’abord pris quelques jours de repos dans cette marina aux abords d’Arecife où nous nous sommes promenés. La marina est très fréquentée par les bateaux en partance pour les Antilles et par des bateaux préparant le départ d’une course vers les Grenadines. Nous y avons fait des rencontres sympas. Ensuite, comme le vent a soufflé et ne nous a pas permis de poursuivre notre route, Thierry a été repris d’une fièvre de bricolage et a réaménagé la baille de mouillage. Nous avons ensuite assisté au départ de la course puis loué une voiture 2 jours pour visiter le nord de l’île. C’est sauvage avec des montagnes volcaniques noires. Une maigre végétation fait quelques traces de vert. Ici aucun arbre excepté des palmiers dans les villages. Un artiste célèbre, Cesar Manrique, a laissé son empreinte sur cette île préservée des outrages du tourisme de masse.

    Le mardi 1er décembre nous avons quitté Arecife pour Graciosa, une petite île très sauvage au nord de Lanzarote. C'est une immense réserve naturelle préservée du tourisme.

    Plus de détail sur les pages suivantes dans la rubrique « Saison 2 aux Canaries » :

  • Canaries, nous voilà enfin !

    Nous voilà enfin aux Canaries ! Quelle joie d'avoir réussi cette première étape vers de futurs horizons.

    Nous avons quitté Porto le 8 novembre par une belle journée peu venteuse. La météo prévoit une semaine calme avec des vents Nord-Nord/Est qui doivent nous porter doucement jusqu'à Lanzarote, l'île la plus à l'est des Canaries : c'est le moment idéal pour entreprendre cette longue traversée de 830 milles nautiques (1500 km) à vol d'oiseaux (mais à mon avis, les oiseaux eux aussi suivent les vents...). Pour une fois nous n'avons aucune aventure particulière à raconter : tout s'est très bien passé ! Hormis l'irridium qui a une nouvelle fois cessé de fonctionner dès le 2ème jour et la nouvelle éolienne qui a refusé de nous fournir du courant... mais ce ne sont que des petits tracas techniques qui n'ont pas entâché cette belle traversée.

    La première semaine a été calme avec même un jour de "pétole" complète. Un jour de petit vent du nord, nous avons pu tester notre spi et même prendre une douche sur le pont. Thierry a pêché un thon. La mer étant calme nous avons pu prendre nos repas sur la table du cockpit. Bref, une navigation relax !

    La fin du voyage a été un peu plus mouvementée car le vent s'est levé et une bonne houle s'est formée. Au passage d'un grain au petit matin la mer a pris une couleur rouge sombre exceptionnelle comme nous n'en avions encore jamais vu.

    La mer d'une couleur rouge sombre

    Nous sommes arrivés à Lanzarote le 18 vers 20H. L'arrivée était superbe avec le soleil couchant sur les montagnes et un ban de dauphins qui nous ont accompagnés un long moment.

    Soleil couchant sur Lanzarote

    Nous avons fait 865 milles (les voiliers ne sont pas doués pour les lignes droites) en 11 jours. 

    Nous sommes maintenant à la marina d'Arecife, capitale de Lanzarote. L'ambiance ici est très spéciale avec tous ces bateaux qui partent pour la transat. Nous avons l'impression d'être enfin dans la cour des grands... l'année prochaine ce sera notre tour de faire le grand saut vers l'ouest.

    Vous pouvez lire le récit complet de la traversée Porto - Lanzarote.

     

  • En route pour les Canaries

    Depuis lundi 2 novembre nous sommes à Porto et nous nous apprêtons à partir dimanche 8 pour les Canaries. La météo est bonne et surtout stable depuis quelques jours : nous devrions avoir un petit vent du nord qui nous poussera gentiment jusqu'à Lanzarote, première escale de notre séjour hivernal aux Canaries. Le voyage devrait nous prendre une bonne dizaine de jours : ce sera notre plus longue navigation !

    Nous avons passé près de deux semaines à La Corogne pour réparer la bôme et les circuits électriques, mais surtout pour attendre une fenêtre météo favorable pour envisager sereinement le passage du Cap Finisterre assez redouté par les navigateurs. C'était la deuxième difficulté du voyage, la suite devant a priori être plus relax. Nous avons enfin pu quitter La Corogne samedi soir et avons passé le Cap Finisterre dimanche par une très belle journée ensoleillée. Navigation tranquille avec plus de moteur que de voile !

    Nous sommes arrivés à Porto en fin d'après-midi lundi 2 novembre... sous la pluie... pluie qui ne nous a pas lâchés jusque vendredi. Notre nouvelle éolienne nous attendait sagement à la capitainerie aussi Thierry a pu finir de remettre le bateau en état pour la grande traversée vers les Canaries.

    Nous profitons d'un superbe week-end estival pour faire un peu de tourisme à Porto et faire les derniers préparatifs pour le départ.

    Plus de détails sur les nouvelles pages publiées dans "Saison 2 aux Canaries" :

    Comme nous étions restés une grande semaine à Porto l'hiver dernier, nous n'avons pas ajouté de page sur cette ville : voir la page "Porto" dans la rubrique "Saison 1 au Portugal". Par contre nous avons ajouté quelques photos à l'album.

     

  • Ma première traversée du Golfe de Gascogne sur MON bateau

    Voilà, c'est fait : j'ai traversé le Golfe de Gascogne sur MON bateau ! Je l'avais fait il y a 10 ans en été sur un "BDA" (bateau des autres) et j'avais vomi la première nuit... rebelotte cette fois-ci, c'est la deuxième fois que j'ai vraiment le mal de mer.

    J'appréhendais cette traversée en automne car le Golfe de Gascogne est un endroit dangereux, avec beaucoup de houle et souvent des vents violents. Peur d'avoir peur. Peur de ne pas maîtriser le bateau dans des conditions difficiles. Thierry était plus confiant, fort de son expérience d'un Bénodet-Cadix Aller er retour l'an dernier. Il a apprivoisé le bateau même s'il a encore des difficultés à trouver le bon équilibre des voiles qui assure une route sereine et permet au pilote automatique de bien fonctionner. Aussi il a pris, lors de sa première navigation seul à bord, des claques à 45 noeuds avant d'arriver s'échouer dans le port de St Gilles Croix de Vie... Pas d'autre solution pour moi que de me lancer, même la peur au ventre : il faut assumer ses choix ! Durant les jours de préparation du bateau et d'attente d'une bonne fenêtre météo à Bénodet, l'anxiété est montée, puis la météo étant bonne j'ai été moins stressée.

    Le départ s'est super bien passé : belle journée ensoleillée, petit vent mais houle un peu agressive. Nous traçons au grand largue à 5-6 noeuds et, si ce n'était le mal de mer qui menace, la journée aurait été vraiment agréable. A la nuit, des lucioles et des dauphins sont venus nous éblouÏr. J'ai fini par trouver le sommeil grâce à mes boules Quiès car les bruits innonbrables du bateau, ajoutés au remue ménage incessant dû aux vagues, rendaient le repos difficile, l'oreille aux aguets. Thierry met le moteur et change de cap : a-t-il besoin d'aide ? Je suis si bien au chaud... puis je remarque une odeur de plastique brûlé qui me réveille totalement. Je me lève et vois de la fumée dans le carré : il y a le feu à bord ! En un instant j'imagine le pire... Thierry a coupé le pilote et ne peut lâcher la barre avec cette houle... il me dit d'enfiler ma veste et mon gilet avant de monter le relayer à la barre. Son calme me rassure un peu. Il descend et cherche... Nous réveillons Youenn qui dort dans la cabine avant. Thierry coupe l'électricité et trouve bien vite le court-circuit, il arrache les fils incandescents et, ouf, c'est fini... sauf qu'on est dans le noir et sans pilote... la panique m'empêche de réfléchir pour manoeuvrer la barre sans instruments et je ne parviens pas à contrôler la trajectoire du bateau. Youenn, très calme et visiblement en totale confiance en son père, me reprend. Encore quelques minutes et Thierry parvient à remettre l'électricité : tout fonctionne, miracle !!! On remet le pilote et nous reprenons notre calme. Thierry tousse beaucoup, intoxiqué par les vapeurs toxiques mais il n'a pas les lèvres bleues, alors ce n'est pas trop grave. Je redescends me coucher, épuisée par tant d'émotions.

    Au matin la journée est agréable, comme la veille. Hormis la houle qui secoue le bateau dans tous les sens, tout va bien. Dans le bateau c'est un capharnaüm terrible car plein de choses ont volé, mais pas de casse. Je reprends confiance quand, soudain, le pilote décroche. Thierry et moi tentons de remettre le bateau dans l'axe mais nous empannons et la bôme plie. Cette nuit, dans la panique, nous n'avons pas bordé les deux écoutes de la GV, ce qui empêche l'empannage... Le manque de maîtrise des voiles m'angoisse. Mais nous pouvons poursuivre avec le génois, ce n'est pas très grave. Jusqu'à l'arrivée en vue de la côte les conditions météo restent inchangées et je reprends à nouveau confiance, le stress s'estompe. Nous amarrons le bateau à 6 heures du matin à La Corogne : OUF, c'est fini, nous sommes arrivés ! Quel bonheur de retrouver un lit qui ne bouge pas (même s'il est trempé) et une douche chaude.

    Nous restons deux semaines à La Corogne. Nous y rencontrons des marins qui ont vécu de bonnes galères en traversant le Golfe. Mes appréhensions ne sont pas seulement le fruit de mon imagination... Quand certains nous disent que tout va très bien et n'ont aucune galère ou anecdote à raconter je suis sceptique... Ici j'ai noué une amitié avec Pascale qui a un peu la même approche de la vie en bateau que moi. Elle aussi angoisse... même plus que moi ! Elle a moins d'expérience que moi mais part pour les Antilles. Ca m'a fait du bien de pouvoir en parler et partager cela avec une autre femme. Merci à Pascale pour son soutien !

    Ici Thierry fait figure de vieux loup de mer. Il donne des conseils et des coups de main. Mais il profite aussi de chaque conseil qu'il peut glâner auprès de marins expérimentés. Un skipper anglais (Cliff) qui travaille sur une goélette de 25 mètres nous donne de précieuses indications pour gérer nos voiles. Je me dits que j'ai bien choisi "mon" capitaine !

    Visiblement en matière de météo il assure bien car ses  prévisions s'avèrent justes. Tous les marins du port prévoient de partir le même jour... mais ce jour est sans cesse repoussé car les prévisions évoluent toujours défavorablement. Je me demande quand nous allons pouvoir sortir de là ! 

  • Une traversée mouvementée

    Nous sommes arrivés mercredi matin à la marina de La Corogne en Gallice (Espagne) où nous allons faire une longue escale technique après une traversée mouvementée du Golfe de Gascogne.

    Nous avons mis seulement 3 jours pour faire cette traversée avec un bon vent d'Est qui a viré Nord et une forte houle qui a chahuté le bateau et nos estomacs. L'équipage a été perturbé par le mal de mer. Les conditions de navigation étaient assez bonnes et nous avons tracé notre route à vive allure. Tout aurait été pour le mieux dans le monde des marins si le circuit électrique de l'éolienne n'avait pas pris feu au milieu de la nuit et si nous n'avions pas plié la bôme lors d'un empannage intempestif. Mais nous voilà à bon port... avec quelques réparations à faire !

    Le récit de cette traversée mouvementée est à lire dans la rubrique "saison 2 aux Canaries", page "Golfe de Gascogne : traversée mouvementée"

  • Amarres larguées !...

    Dimanche 11 octobre 2015 : cette fois c'est le départ ! 

    Nous avons largué les amarres ce matin : cap au Sud-Ouest pour traverser le Golfe de Gascogne. Nous devrions mettre 4 jours pour passer le Cap Finistere en Espagne. Si jamais les conditions sont bonnes nous pensons continuer vers les Canaries sans escale. J'ai fait le plein des placards pour nourrir le bord durant plus d'une semaine de mer : beaucoup de gâteaux, du chocolat (impossible d'en trouver du bon en Espagne...), des crêpes, du jambon et des choses à manger sur le pouce si la mer est trop mauvaise pour que je cuisine. 

    La dernière journée d'hier était comme d'habitude très speed, avec beaucoup d'énervement pour boucler tout ce qu'il reste à faire ! Moi qui m'étais promis de ne plus jamais partir fatiguée, c'est encore raté ! Toutefois nous sommes heureux de quitter enfin le port pour aller découvrir ces Canaries qui se font désirer. Un peu d'appréhension aussi pour moi devant ces journées de mer... Thierry et Youenn, qui ont beaucoup navigué pour remonter le bateau en Bretagne ce printemps, partent beaucoup plus sereins. Thierry a confiance dans notre bateau et dans sa capacité à le mener à bon port. La météo est favorable au moins pour notre traversée du Golfe... après, on verra ! Et puis nous avons une communication satellite qui nous permet de prendre la météo en mer et même d'envoyer des mails... en espérant qu'elle ne nous lâche pas comme l'hiver dernier...

    Je vous raconterai cette traversée à notre arrivée.

     

  • C'est parti pour la saison 2 !

    Voilà, c'est reparti pour la saison 2 qui doit nous mener aux Canaries pour l'hiver 2015-2016 ! Nous espérons y arriver cette fois, après notre tentative avortée de l'hiver dernier... L'équipage est maintenant rôdé et nous allons partir un peu plus tôt dans la saison pour ne pas rester bloqués au Portugal.

    J'ai donc ajouté la rubrique "saison 2 aux Canaries (2015-2016)" dans le menu à gauche. J'y reprendrai les news au fur et à mesure. 

    Depuis début septembre nous nous activons pour préparer le bateau. Nous avons lancé plusieurs chantiers et nous remercions les amis qui nous ont aidé : Olivier, Eric, Christophe, Robert et Marie. Pour plus d'informations sur nos travaux, jetez un oeil sur la page "La préparation du bateau" (saison 2).

    Nous avons passé le mois de septembre au ponton visiteur de Bénodet. C'est plus pratique pour travailler sur le bateau... mais c'est un endroit dangereux ! A deux reprises en 4 jours, une vedette moteur puis un gros voilier sont venus à l'abordage en ratant leur manoeuvre d'appontement. Pour dégager le voilier il a fallu faire venir 2 vedettes de la SNSM en pleine nuit : animation garantie sur le ponton ! Heureusement la casse est légère. Lambareana est vraiment un bateau solide ! Lisez le récit de ces aventures sur la page "Bénodet : attention danger !".

    Nous attendons maintenant une fenêtre météo favorable pour tracer directement jusque Porto. Si tout va bien il devrait nous falloir 5 ou 6 jours pour y arriver. Après quelques jours de repos nous repartirons directement vers les Canaries : encore 6 ou 7 jours de mer avant le farniente et la découverte des différentes îles des Canaries.

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